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SOUTIEN A LA MISE EN PLACE D’UN RESEAU D’ACCUEIL TOURISTIQUE SUR LES TERRITOIRES DE DESTINATION AU MALI DANS LE CADRE DE LA POLITIQUE DU MINISTERE MALIEN DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME

 

 Les objectifs principaux de la mise en place d’un réseau d’accueil touristique s’appuyant en priorité sur les populations locales et les professionnels locaux du tourisme sont de :

- Faire s’approprier le développement et l’accueil touristique par les acteurs locaux intéressés au développement du tourisme, et par la population locale afin qu’ils en soient les premiers acteurs et les premiers bénéficiaires.

- De compléter le réseau des délégations OMATHO, organismes déconcentrés du ministère de l’artisanat et du tourisme, par des « cellules d’animation locales » portées par les habitants.

Il s’agit dans un premier temps d’un compte-rendu de la mission exploratoire de février 2008 – il sera suivi prochainement par une proposition de projet détaillé, accompagné d’une méthodologie et d’un calendrier de suivi, en lien permanent avec les autorités touristiques maliennes et les organismes de financements d’actions de développement intéressés à l’opération.

TSF MALI, se propose d’accompagner la politique exprimée du ministère de l’artisanat et du tourisme, concernant la mise en place d’un réseau d’accueil touristique qui s’appuie à la fois sur les outils mis en place par le ministère (OMATHO – office malien du tourisme et de l’hôtellerie), les professionnels du tourisme local ainsi que la population.

Une association de jeunes maliens intéressés au développement du tourisme au Mali, dont l’objet est de créer un réceptif tourisme est disposée à nous accompagner en tant que lien relais sur place.

Il s’agit d’accoler à côté d’OMATHO déconcentrés à SIBY, à SEGOU, à MOTPI, à SIKASSO, des outils d’accueil, d’information et d’animation touristiques cogérés par des représentants des professionnels du tourisme et de la société civile, en cohérence avec l’OMATHO régional, à l’exemple des syndicats d’initiative ou des comités locaux de tourisme.

Cette proposition a reçu l’assentiment du Ministre de l’artisanat et du tourisme, Monsieur N’DIAYE BAH copie de son courrier en téléchargement, d’Abdouramane KINDO, Modibo CISSE, conseillers techniques auprès du ministre, ainsi que des cadres de l’OMATHO, Mamary DIARRA, et Aliou L MAIGA qui est chargé de la réflexion sur la mise en place de syndicats d’initiative.

L’Ambassade de France, par l’intermédiaire de Danielle ROUSSELIER attachée culturelle du SCAC a été informée de ce projet qui a reçu les encouragements de ce service.

L’Agence française de développement – AFD siège Bamako – nous a reçu longuement par l’intermédiaire de Daniel LUBETH et a souhaité que Tourisme sans Frontières se positionne comme opérateur dans le domaine des renforcements des capacités, ligne prioritaire en ce qui concerne le soutien aux entreprises du domaine privé.

L’OMATHO nous a fait part de son accord de principe pour affiner notre proposition dans ce sens, et nous a informés que la Banque Mondiale avait fait part de son intérêt à participer à financer un projet de création de réseau de syndicats d’initiative.

 

 

 METHODOLOGIE D’ACCOMPAGNEMENT POUR LA CREATION D’ORGANISMES LOCAUX D’ACCUEIL TOURISTIQUE EN GESTION PARTAGEE

Dans la mise en œuvre de la méthodologie d’accompagnement par Tourisme sans Frontières, ces dix étapes incontournables pour la création d’un outil d’accueil touristique seront détaillées et appliquées en collaboration permanente avec les porteurs de projet : ministère de l’artisanat et du tourisme malien, professionnels locaux, représentants de la société civile des territoires considérés

1. - L’analyse du territoire touristique
2. – Les porteurs du projet « organisme local d’accueil touristique en gestion partagée »
3. – Le sens du projet
4. – Le type de gestion et de statut de l’organisme d’accueil touristique
5. – Les missions confiées à l’organisme
6. – Les financements de l’organisme
7. - L’espace d’accueil de l’organisme et les locaux
8. – Les outils de l’organisme : éditions, communication, accueil
9. – Les ressources humaines et la formation
10. - Objectifs et finalités économiques de l’accueil touristique

 

 Le déroulé de pourrait être le suivant :

1 – Choix d’un ou deux territoires différents pour « test » (SEGOU et/ou SIBY)

2 - Identification d’une personne ressource par territoire disposant :
• d’un charisme et d’une écoute auprès des habitants,
• d’une motivation pour le développement et l’accueil touristique,
• d’une expérience en matière d’animation touristique locale
• d’une reconnaissance existante ou à venir par les représentants du ministère

3 – Renforcement des capacités de la personne ressource en matière de méthodologie touristique

4 – Organisation du partage du projet de création d’un outil d’accueil touristique
• création d’une équipe locale autour de la personne ressource (professionnels, habitants, artisans, commerçants)

5 – Inventaire de l’offre touristique :
• patrimoine naturel et bâti
• patrimoine culturel
• hébergements et accueil touristique

6 – Constitution d’un fond de documentation sous différents supports

7 – Promotion du projet de création d’un outil d’accueil touristique : radios locales, TV, sensibilisation des populations.

8 – Formation des acteurs et administrateurs de l’outil d’accueil touristique

9 – Evaluation du test et vulgarisation sur d’autres territoires

10 – Mise en réseau des outils d’accueil touristique



 

 

 

 Description des territoires envisagés pour les tests d’implantation des outils d’accueil touristiques :

SIBY

territoire rural de plaine et de plateaux situé à 40 kms de Bamako sur la route de la Guinée en cours de réfection. Ce village mandingue a été crée au Moyen Âge par les ancêtres Camara. Il abrite aujourd’hui 19000 habitants

 

Selon l’épopée de Sundjata Keïta, Le roi de Siby, Kamandjan Kamara, enfant d’enfance de Sundjata, réuni à Siby les rois des tribus alliés contre Soumaoro Kanté, roi du Sosso. Les troupes de Sundjata Keïta venaient de remporter deux batailles contre les sossos à Negueboria dans le Bouré et à Kangigné.

À Siby, tous les rois alliés se retrouvèrent autour de Sundjata: Kamandjan Kamara, roi de Siby, son cousin Tabon wana Fran Kamara, roi des forgerons Camara, Siara Kouman Diabaté, Faony Diarra Kondé, roi du pays de Do, pays de Sogolon la mère de Sundjata, Mansa Traoré. Après quelques jours de repos, les alliés allaient se rendre à Krina où aura lieu la bataille décisive contre Soumaoro Kanté. En haut de la montagne, une arche d'où l'on a une vue splendide sur la plaine environnante est creusée dans la roche.

 

 

Sur le plan touristique, ce village comprend actuellement 2 campements touristiques, dont 1 privé et 1 géré par l’association touristique – en projet : 3 autres projets privés de campements.
Il dispose d’une antenne déconcentrée de l’OMATHO ;
Outre l’aspect historique et la qualité des sites naturels qui entourent SIBY, de nombreuses activités liées au relief sont organisées en permanence avec la collaboration d’une association de guides d’escalades : escalade, via corda, randonnées.

   
SEGOU

La ville de Ségou (102 000 habitants) centre urbain surnommé la cité des balanzans, nom d’un arbre poussant en abondance dans et autour de la ville (acacia albida). Elle est située sur la rive du fleuve Niger entre Bamako et Mopti. Elle est appelée à être plus qu’une ville étape.

Les premiers habitants sont des bozos, une ethnie pratiquant la pêche. Sont ensuite arrivés des soninkés, des malinkés puis les bambaras au XVIe siècle.

C’est à Ségou, au XVIIIe siècle que Biton Coulibaly fonde le royaume bambara de Ségou. Le 10 mars 1861, El Hadj Oumar Tall conquiert la ville, invite la population à se convertir à l’islam et fait construire des fortifications autour de la ville. Le 13 avril 1862, il part à la conquête de Tombouctou et confie Ségou à son fils Ahmadou qui devra se battre contre l’aristocratie bambara.

Le commandant Louis Archinard de l’armée coloniale française entre à Ségou le 6 avril 1890 et s’allie aux bambaras.Le 13 Mars 1893, Ségou devient chef lieu d'un cercle administratif colonial qui regroupait les territoires des cercles actuels de Dioïla, Barouéli, Bla, Ségou, Macina, San, Koutiala, Tominian et une partie du Cercle de Koulikoro.La commune mixte de Ségou est créée en 1953. Ségou devient une commune de plein exercice en novembre 1955.

 

  • Sur le plan touristique, l’atout numéro un, est le fleuve NIGER qui prend toute sa dimension de grand fleuve sauvage ainsi que la vie orientée autour du fleuve et qui a inspiré la création du festival du fleuve Niger, qui a lieu chaque année en février et qui attire 15 000 personnes.
 
   
  • Traversée du fleuve en pirogues, croisières festival du fleuve
 

 

 
  • Quartier administratif d’architecture néo-soudanaise datant de l’époque coloniale française
 
   
  • Ambiance calme de la ville, avenues ombragées
  • Hébergements (hôtel de qualité, gîtes d’étape, et restauration)
 
   
  • Villages anciens à proximité avec visite possible d’habitat traditionnel
   
   
Présence d’une antenne de l’OMATHO, excentrée des lieux touristiques de la ville en recherche d’un lieu plus central.

Michel CLAUDE – TSF – février 2008

 

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